Biographies des héros spirituels de la terre de Géorgie, moniales, moines, ascètes, martyrs, clercs ou laïcs qui ont fait briller sur elle la Lumière du Christ!

mercredi 13 décembre 2017

SAINT ROI VAKHTANG GORFASALI († 502)



Mémoire le 30 novembre/13 décembre

Le saint roi orthodoxe Vakhtang I monta sur le trône de Kartli à l'âge de quinze ans. À ce moment Kartli était constamment envahie par les Perses au sud et par les Ossètes du Nord. La situation n'était pas meilleure dans l'ouest de la Géorgie: les Byzantins avaient capturé toutes les terres d'Egrisi à Tsikhegoji.

Après son couronnement, le jeune roi Vakhtang convoqua sa cour et s'adressa à ses serviteurs dévoués avec une grande sagesse. Il dit que les circonstances douloureuses où la nation se trouvait était une manifestation de la colère de Dieu pour les péchés du roi et du peuple. Il appela tout le monde à se battre dans l'unité et l'abnégation au nom de la foi et de la patrie.

Le roi Vakhtang mena une campagne victorieuse contre les Ossètes, libéra la princesse captive (sa soeur aînée), et signa plusieurs traités avec les tribus des montagnes du Caucase pour obtenir leur coopération dans la lutte contre les conquérants étrangers. Puis il mena une autre campagne dans l'ouest de la Géorgie, libéra cette région des Byzantins, renforça l'autorité du roi Goubaz, et revint en triomphe à Kartli.

Le roi Vakhtang fut remarquable de foi, de sagesse, de grâce, de vertu, et d'apparence (il dominait tous les autres à une hauteur de sept majestueux pieds dix pouces). Il passait de nombreuses nuits dans la prière et distribuait des aumônes aux pauvres, consacrant de cette manière sa vie à Dieu.

Le roi Vakhtang pouvait se battre sans relâche dans la bataille. Revêtu de l'armure et bien armé, il pouvait transporter un cheval de guerre sur ses épaules et passer de Mtskheta à la Forteresse d'Armazi dans les montagnes hors de la ville. A pied, il pouvait courir plus vite qu'un chevreuil. Le saint roi était judicieux dans la vie politique, affichait le plus grand calme, et conservait un sentiment de calme, même lorsque des décisions importantes devaient être prises.

Sur le devant, le casque militaire de Vakhtang représentait un loup, et au dos, un lion. Ayant un aperçu du casque avec le loup et le lion, les Perses criaient l'un à l'autre: "Dar"! Az gurgsar " [" Méfiez-vous de la tête de loup!" Ce fut l'origine de l'appellation du roi Vakhtang " Gorgasali."

Pendant le règne du roi Vakhtang l'Eglise géorgienne fut d'abord reconnue comme autocéphale. Lorsque le saint roi bannit les païens adorateurs du feu de la Géorgie, il envoya également un certain évêque Michel {Mikael} - qui était porté à l'hérésie monophysite, qui avait été implanté en Géorgie par les Perses,  à Constantinople pour être jugé par le Patriarche. L'évêque avait honteusement maudit le roi et son armée de se révolter contre les monophysites. En fait, il était tellement furieux que quand le roi Vakhtang s'approcha de lui pour recevoir sa bénédiction, il lui donna un coup de pied dans la bouche et cassa plusieurs de ses dents. Par la suite le Patriarche de Constantinople défroqua l'évêque Michel et l'envoya se repentir dans un monastère.

Plus important peut-être, le Patriarche et l'empereur byzantin, envoyèrent alors au Patriarche d'Antioche plusieurs des membres du clergé que le roi Vakhtang avait choisi pour qu'ils soient consacrés. Le patriarche d'Antioche consacra douze de ces membres du clergé comme évêques et intronisa un certain Pierre (Petre) comme premier Catholicos de Géorgie.

Vakhtang accomplit la volonté du saint roi Mirian en fondant le monastère géorgien de la Sainte Croix à Jérusalem. En outre, il remplaça une église en bois qui avait été construite à Mtskheta au temps de sainte Nina par une église en pierre. Durant son règne, plusieurs nouveaux diocèses furent créés. Le roi Vakhtang construisit une cathédrale à Nikozi (Kartli intérieur) et y établit un nouveau diocèse, dans lequel il fit  la translation des saintes reliques du protomartyr Rajden.

Le roi Vakhtang construisit des forteresses à Tukhari, Artanuji et Akhiza; il fonda des monastères en Klarjeti à Artanuji, Mere, Shindobi et Akhiza et érigea de nombreuses autres forteresses, des églises et des monastères aussi. Il construisit une nouvelle résidence royale dans Ujarma et jeta les bases de la nouvelle capitale géorgienne, Tbilissi. Son credo politique se composait de trois parties: une union égale de l'Église géorgienne avec l'Église byzantine, l'indépendance nationale, et l'unité de l'Eglise et de la nation.

En l'an 502 à soixante-ans, le roi Vakhtang fut obligé de défendre son pays pour la dernière fois. Dans une bataille contre les Perses, il fut mortellement blessé quand une flèche empoisonnée le transperça sous le bras. Avant de mourir, le roi Vakhtang convoqua les membres du clergé, de sa famille et de sa cour et les exhorta à être forts dans la foi et à chercher la mort pour l'amour du Christ pour acquérir la gloire éternelle.

Toute la Géorgie déplora le décès du roi. Son corps fut déplacé de la résidence royale d'Ujarma à Mtskheta, à la cathédrale de Svetitskhoveli, qu'il avait lui-même construit. Il y fut enterré avec grand honneur.

Une quinzaine de siècles plus tard, avec la bénédiction du Catholicos-Patriarche Elie (Ilia II), une aile fut construite à la cathédrale patriarcale de Sioni et elle porta le nom du saint roi Vakhtang-Gorgasali, et une cathédrale en son honneur fut fondée dans la ville de Rustavi.

Ô saint roi orthodoxe Vakhtang-Gorgasali, prie notre Dieu miséricordieux d e nous accorder la rémission de nos péchés et d'avoir pitié de nos âmes!


Version française de Claude Lopez-Ginisty 
d'après Archpriest Zakaria Machitadze 
Lives of the Georgian Saints  
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA/2006

SAINT CATHOLICOS PIERRE (PETRE) ET SAINT CATHOLICOS SAMUEL (SAMOEL) (5e-6e siècles)


Saint Pierre
Saint hiérarque Pierre, premier Catholicos de Géorgie
Mémoire le 30 novembre/13 décembre)


Saint Pierre (Petre) fut le premier Catholicos de Géorgie. Il dirigea l'Eglise de Kartli de 460 jusques au début du 6ème siècle. Selon la volonté de Dieu, saint Pierre inaugura la dynastie des chefs bergers de Géorgie.

Il est écrit dans la biographie de saint roi Vakhtang Gorgasali IV que le roi fut présenté à Pierre, élève de saint Grégoire le Théologien, lors d'une de ses visites à Byzance, et qu'il devint très proche de lui. À cette époque, il fut également présenté au futur Catholicos Samuel (Samoel).

Le lien spirituel étroit du saint roi et du catholicos, combiné avec les efforts concertés de la part de l'Eglise, contribua de façon inestimable à l'établissement de relations politiques amicales entre la Géorgie et Byzance et à la proclamation de l'autocéphalie de l'Eglise Apostolique Géorgienne.

Etant retourné dans sa propre capitala, le roi Vakhtang envoya un émissaire à Byzance pour lui trouver une épouse. Il envoya également une demande pour que le hiérarque Pierre soit élevé au rang de Catholicos et que le prêtre Samuel soit consacré évêque. Il plaida avec le Patriarche pour hâter l'arrivée du Catholicos Pierre et des douze évêques avec lui. Le Patriarche de Constantinople approuva la demande du roi Vakhtang d'instituer le rang de Catholicos de Géorgie. Comme l'Eglise Géorgienne était encore sous la juridiction d'Antioche, Pierre et Samuel furent envoyés au patriarche d'Antioche lui-même pour être consacrés. L'autocéphalie de l'Eglise Géorgienne fut proclamée lors de l'arrivée des saints pères en Géorgie.

Saint Pierre gouverna l'Église selon le principe de l'autocéphalie et mit en place une forme d'autonomie qui allait contribuer à renforcer l'autorité de l'Eglise Orthodoxe Apostolique Géorgienne.

Le respect mutuel et la coopération du Catholicos et du saint roi jeta les bases pour de futures relations harmonieuses entre les laïcs et les autorités ecclésiastiques en Géorgie. Leur exemple définit l'autorité de l'Église et unl amour et un respect national pour le roi.

Pierre accompagna le saint roi Vakhtang Gorgasali à la guerre contre les Perses en 502. Il est écrit que "le roi Vakhtang mortellement blessé convoqua le Catholicos, la reine, ses fils et toute la noblesse." Saint Pierre entendit la dernière confession du roi, lui accorda la rémission de ses péchés, présida ses funérailles, et béni le prince Dachi (502-514) pour lui succéder comme roi de Kartli.

le saint Catholicos Pierre dirigea l'Église Géorgienne avec beaucoup de sagesse jusques à la fin de ses jours.


Mémoire le 30 novembre/13 décembre)
Saint hiérarque Samuel, second Catholicos de Géorgie



Saint Samuel monta sur le trône de l'Eglise Orthodoxe Apostolique de Géorgie au 6ème siècle, après le sain Catholicos Pierre. Comme saint Pierre, Samuel était originaire de Byzance. Il arriva avec le Catholicos Pierre en Géorgie comme évêque, à l'invitation du roi Vakhtang Gorgasali et avec la bénédiction du Patriarche de Constantinople. A cette époque Svetitskhoveli à Mtskheta était la résidence du catholicos.

Après le repos en Christ du Catholicos Pierre, Samuel lui succéda, et le roi Dachi "lui donna la ville de Mtskheta, selon la volonté du roi Vakhtang." Saint Samuel conduisitt l'Eglise géorgienne durant le règne du roi Dachi et de son fils Bakour. Il commença la construction de l'église Tsqarostavi dans la région de Djavakheti.

Ce que nous savons de l'activité de saint Samuel le dépeint comme un pasteur qui démontrait une grande clairvoyance et se souciait profondément de son troupeau. Il était également un proche de la sainte reine martyre Chouchanik.

Saint Samuel servit fidèlement l'Église autocéphale de Géorgie et œuvra à renforcer la foi chrétienne du peuple géorgien à la fin de ses jours.

Le Saint-Synode de l'Eglise Orthodoxe Apostolique Géorgienne canonisa le saint Catholicos Pierre et le saint Catholicos Samuel le 17 octobre 2002.

Ô saint Pierre, premier Catholicos de Kartli, et toi bienheureux Samoel, héritiers des disciples et des sages bergers de l'Église ibérique, priez Dieu pour nous!


Version française de Claude Lopez-Ginisty 
d'après Archpriest Zakaria Machitadze 
Lives of the Georgian Saints  
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA/2006

mardi 12 décembre 2017

SAINT HABIB (ABIBOS) MARTYR DE NEKRESI (6ème siècle)


Mémoire le 29 novembre/12 décembre

Saint Habib (Abibos ) de Nekresi a été l'un des treize Pères syriens qui sont arrivés en Géorgie, au 6e siècle, sous la direction de Saint Ioane de Zedazeni.

Avec la bénédiction de son instructeur, saint Habib a commencé son activité apostolique à Nekresi, village sis sur les collines de la région orientale de Kakheti. Pour ses actes vertueux, saint Habib a rapidement été consacré évêque de son diocèse.

Selon la chronique de La vie de Kartli, Saint Habib convertit non seulement les Géorgiens, mais aussi la plupart des tribus montagnardes, y compris les Daguestani-Didoiens, à la foi chrétienne orthodoxe. Abondant en zèle apostolique, saint Habib voyaga dans les villages de son diocèse, prêchant la vérité et demandant à tous de renforcer la vraie foi. Le temps où saint Habib a servi comme évêque a coïncidé avec une période sombre d'occupation par l'état perse de l'Est de la Géorgie. Les Perses firent de grands efforts pour implanter leur foi (le culte du feu) et ils érigeaient partout des autels où le feu brûlait sans discontinuer.

Un jour, dans le village de Rekhi, le saint hiérarque, trouva un groupe d'adorateurs du feu, qui forçaient les fidèles géorgiens à vénérer le feu. Il versa de l'eau sur les flammes pour les éteindre. Les prêtres païens furieux lièrent saint Abibos, le battirent cruellemen, l'enfermèrent, et signalèrent l'incident au marzban. Le marzban ordonna que l'évêque lui soit immédiatement amené.

Saint Habib était un ami du saint thaumaturge Siméon le stylite du Mont Admirable. Saint Siméon reçut un signe de Dieu de l'imminence du martyre de saint Habib et, afin de le consoler, lui envoya une lettre, une eulogie (une bénédiction - probablement un morceau de prosphore ou un autre objet sacré) et un bâton. Alors que Habib était escorté vers le marzban, dans le village de Ialdo, il rencontra un messager d'Antioche, qui lui présenta les cadeaux de saint Siméon. La lettre et les cadeaux réjouirent le saint hiérarque et lui donnèrent des forces pour son martyre. Ensuite, Saint Habib fut approché par un groupe de chrétiens qui offrirent de l'aider à s'enfuir, mais il refusa poliment.

Arrivé à Mtskheta, le saint pria à la cathédrale de Svetitskhoveli, ensuite il demanda que les gardes lui permettent de rencontrer saint Shio de Mgvime. Les Perses acceptèrent sa demande, et les frères spirituels se saluèrent avec amour et prièrent le Seigneur ensemble .

Saint  Habib fut amené devant le redoutable marzban et il lui fut demandé comment il pouvait oser lever la main contre le dieu perse. Il a répondu avec grand sang.froid, en disant: "Je n'ai pas tué un quelconque dieu, mais j'ai éteins un feu. Le feu n'est pas un dieu, mais une partie de la nature, qui est créée par Dieu. Votre feu brûlait du bois, et un peu d'eau suffit à l'éteindre. L'eau s'est avérée être plus forte. Votre fureur m'étonne. N'est-il pas humiliant d'appeler   dieu quelque chose qui n'a pas d'âme?" Furieux de cette réponse, le marzban a ordonné  l'exécution du saint hiérarque

Les bourreaux battirent le bienheureux Habib sans pitié et brisèrent son crâne à coups de pierres. Ensuite, ils traînèrent son corps à travers la ville, le jetèrent aux bêtes, et mirent près de lui un gardien pour veiller à ce que les chrétiens ne viennent pas le voler. Néanmoins, cette nuit-là, les prêtres et les moines de Rekhi vinrent, prirent le corps du saint martyr, et l'enterrèrent avec beaucoup d'honneur au monastère  de Samtavisi (situé à mi-chemin entre Gori et Mtskheta). Beaucoup de guérisons miraculeuses eurent lieu sur la tombe de saint Habib. Durant le règne du Prince Stepanoz de Kartli, les reliques incorrompues de Saint Habib furent transférées de Samtavisi au monastère de Samtavro  Mtskheta, selon le décret du Catholicos Tabori. Elles furent enterrées sous l'autel saint de l'Église de Samtavro.

Réjouis-toi, ô Eglise Géorgienne, 
tu as fleuri avec le sang versé 
par le saint hiéromartyr Habib, 
et tu as composé des hymnes 
pour quelqu'un qui est digne d'éloges.
 Tu glorifies Christ, Qui l'a couronné.
 Par son intercession, Seigneur Jésus-Christ, 
aie pitié de nos âmes!

Version française de Claude Lopez-Ginisty 
d'après Archpriest Zakaria Machitadze 
Lives of the Georgian Saints  
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA/2006

mercredi 6 décembre 2017

SAINT HIEROMARTYR GREGOIRE (GRIGOL PERADZE) († 1942)


Mémoire le 23 novembre/6 décembre

L'archimandrite Grégoire (Grigol Péradzé) naquit le 31 août 1899, dans le village de Bakurtsikhe, dans le district de Sighnaghi de Kakhétie. Son père, Roman Peradze, était prêtre. En 1918 Grégoire termina ses études à l'école théologique et séminaire de Tbilissi et s'inscrivit au département de philosophie de l'université de Tbilissi. Trois ans plus tard, en 1921, il commença à enseigner à l'université, mais l'Eglise Géorgienne l'envoya bientôt en Allemagne pour y étudier la théologie. De 1922 à 1925 Grégoire étudia la théologie et les langues orientales à l'Université de Berlin, et en 1925, il fut transféré au département de philosophie de l'université de Bonn, où il obtint un doctorat en philosophie pour sa thèse "La vie monastique en Géorgie des origines à 1064." Grégoire continua à assister aux cours de théologie à l'Université de Louvain jusques en 1927.

En 1927, Grégoire déménagea en Angleterre pour poursuivre sa carrière dans le milieu universitaire, et c'est là qu'il eut connaissance de vieux manuscrits patristiques qui avaient été conservés dans les collections de la bibliothèque du British Museum et de l'Université d'Oxford. En juillet de cette année, Grégoire fut nommé professeur associé à l'Université de Bonn, et il y retourna pour donner des conférences sur l'histoire de la littérature géorgienne et arménienne. En 1931, Grégoire fut tonsuré moine, ordonné prêtre, et nommé doyen de l'église géorgienne à Paris. Un an plus tard, il fut invité à donner des conférences à Oxford sur l'histoire de la Géorgie.

Une nouvelle période dans la vie de saint Grégoire commença plus tard, en 1932, quand le métropolite de toute la Pologne, Denis (Waledinsky), l'invita pour être professeur de patrologie et de la chaire de théologie orthodoxe de l'Université de Varsovie. Il donna souvent des conférences dans les assemblées universitaires et dans les centres universitaires de toute l'Europe. Il chercha sans relâche les anciens manuscrits géorgiens et des documents historiques sur l'Eglise Géorgienne. Ses recherches l'emmenèrent en Syrie, Palestine, Grèce, Bulgarie, Autriche, Roumanie, Italie et Angleterre. À la suite de ses travaux, de nombreuses manuscrits géorgiens perdus depuis longtemps refirent surface.

L'humilité et l'assiduité caractérisèrent le hiéromartyr Grégoire tout au long de sa vie. Dans les moments difficiles il répétait souvent les paroles de saint Jean Chrysostome: "Gloire à Dieu en toutes choses" Dans les années 1920, l'Armée rouge affermissait son occupation de la Géorgie, les trésors de la nation furent emportés en France pour leur sauvegarde. Plus tard, dans les années 1940, la société géorgienne ne savait pas que, grâce aux seuls efforts de saint Grégoire, de nombreux trésors de la culture nationale géorgienne ne connurent pas la confiscation par les nazis à Paris. Au riisquet d'être exécuté devant un peloton d'exécution, saint Grégoire écrivit dans la documentation officielle présentée aux nazis que ces articles n'étaient d'aucune utilité particulière, mais étaient précieux pour les géorgiens dans le cadre de leur conscience nationale.

La plupart des membres de la société géorgienne, ne savait pas non plus qu'à Paris, l'archimandrite Grégoire avait fondé une église géorgienne en l'honneur de la sainte égale-aux-apôtres Nina et un journal paroissial intitulé Jvari Vazisa, ou "La Croix de vigne."

En mai 1942, saint Grégoire fut arrêté par la Gestapo. Les inestimables manuscrits géorgiens qu'il avait conservés et de nombreux objets sacrés qui avaient été conçus par les anciens maîtres géorgiens et recueillis par saint Grégoire au cours de ses voyages (dans l'espoir de les ramener en Géorgie)  disparurent après que son appartement eut été fouillé.

L'archimandrite Grégoire fut arrêté pour avoir abrité et aidé ses Juifs et d'autres victimes des persécutions fascistes. Il fut incarcéré à la prison de Pawiak à Varsovie, et déporté à Auschwitz au début de novembre.

Dans le camp, un détenu tua un officier allemand. Les gardes conduisirent dehors tous les prisonniers absolument nus, les forçant à rester dans des températures inférieures au point de congélation, jusqu'à ce que quelqu'un avoue. Saint Grégoire décida de prendre le blâme pour le meurtre, empêchant ainsi des prisonniers innocents de mourir de froid. Les gardes lâchèrent les chiens sur le martyr, versèrent de l'essence sur lui et lui mirent le feu. Puis ils dirent, "les Polonais, allez vous réchauffer autour de lui, votre intercesseur." Selon la documentation officielle de l'Allemagne, Grégoire Péradzé  est mort le 6 Décembre, 1942 [Novembre 23, vieux style], à 4h45 de l'après-midi. [1 ] A la fin, comme le Christ Lui-même, l'archimandrite Grégoire est mort pour avoir pris sur lui le péché d'un autre.

Ton âme exulte avec les saints apôtres, ô Père Grégoire, couronne des martyrs. Par tes prières rends-nous dignes de la joie éternelle!


Version française de Claude Lopez-Ginisty 
d'après Archpriest Zakaria Machitadze 
Lives of the Georgian Saints  
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA/2006

[1] Selon un autre témoignage, le martyr entra dans la chambre à gaz, à la place d'un juif qui avait une grande famille. Ceci fut rapporté par un ancien prisonnier, qui, après avoir été libéré, rendit visite au Métropolite Denys, et lui donna la croix de saint Grigol.

                                                გრიგოლ ფერაძე – Grigol Peradze

samedi 2 décembre 2017

VENERABLE HILARION ( ILARION) LE GEORGIEN (†875)

Mémoire le 19 novembre/2 décembre

Saint Hilarion ( Ilarion) le Géorgien était le fils d'un aristocrate de Kakhétie. Il y avait d'autres enfants dans la famille, mais seul Hilarion a été consacré à Dieu dès sa naissance. le père d'Hilarion construisit un monastère sur sa propre terre, et c'est là que le garçon fut élevé.

À l'âge de quatorze ans, Hilarion quitté le monastère et la tutelle de son père et s'installa dans une petite grotte dans le désert de Davit-Gareji. Il y resta pendant dix ans.

Bientôt se propagea à travers tout l'est de la Géorgie qu'il y avait un jeûneur angélique et un intercesseur infatigable dans la prière. Les foules accouraient à sa caverne pour recevoir un enseignement, des bénédictions, et des conseils. Lorsque l'évêque de Rustavi vint rendre visite à Hilarion, il l'ordonna prêtre. Bientôt, il fut nommé higoumène de  la Laure de Saint-Davit Gareji.

Après son ordination, le Père saint  fut encore plus couvert d'éoges parmi son peuple, et il décida de quitter sa patrie. Hilarion choisit l'un des frères pour le remplacer comme higoumène du monastère et il partit en pèlerinage à Jérusalem.

En chemin, le vénérable Hilarion fut attaqué par une bande de voleurs vicieux. Ils cherchèrent à tuer le père saint,  mais leurs mains soudain se désschèrent. Lorsque les voleurs effrayés se rendirent compte que Dieu les avait punis pour avoir levé les mains pour tuer le saint, ils tombèrent à genoux devant saint Hilarion et demandèrent son pardon. Le vénérable père les bénit du signe de la Croix, les guérit et les laissa partir en paix.

Saint Hilaire vénéra les lieux saints de Jérusalem, puis s'installa dans une grotte dans le désert de Jordanie (selon la Tradition, le saint prophète Elie avait habité dans cette même grotte).

Une nuit saint Hilarion eut une vision: il se tenait debout devant la Très Sainte Génitrice de Dieu, au milieu de douze hommes, sur le Mont des Oliviers, lieu de l'Ascension de notre Seigneur. La Sainte Vierge lui dit: "Hilarion! Retourne chez toi et prépare un repas pour le Seigneur, mon Fils! "

Au réveil, Hilarion comprit cette vision à la fois dans son cœur et son esprit et il partit immédiatement pour sa patrie.

Quand il revint en Géorgie, saint Hilarion apprit le repos en Christ de son père et de ses frères. Sa mère donna à son seul fils vivant l'héritage familial.

Le bienheureux Hilarion fonda un couvent avec les ressources dont il avait hérité, offrit des terres offertes à la communauté monastique, et établit ses règles. Puis il rassembla 76 dignes moines et ascètes et fonda un monastère pour les hommes. Il distribua ses biens restant aux pauvres et aux invalides.

Comme précédemment, les nouvelles des actions vertueuses de saint Hilarion se répandirent rapidement dans toute la Géorgie. Encore une fois un grand nombre désira recevoir sa bénédiction et son conseil, mais quand le clergé eut annoncé son intention de le consacrer évêque, il abandonna la Géorgie pour la deuxième fois. Il prit deux compagnons et se rendit à Constantinople.

Après le long voyage, Hilarion et ses compagnons atteignirent finalement le Mont Olympe en Asie Mineure et s'installèrent dans une petite église abandonnée. Pendant l'office du soir du Samedi de la tyrophagie, celui qui était en charge d'allumer les lampades du monastère de Saint-Ioannice le Grand, vint à l'église pour allumer une lampade, et voyant que plusieurs personnes s'étaient installées là, il leur apporta un peu de nourriture.

Le samedi suivant, fête de saint Théodore Tyron, le même moine retourna à l'église et vit que les deux frères avaient passé toute la semaine sans manger, si ce n'est un peu de lentilles. Ils n'avaient pas touché à la nourriture qu'il avait apportée. Alors, le moine demanda à saint Hilarion ce dont ils avaient besoin, et Hilarion demanda des prosphores et du vin pour le sacrifice non sanglant. Puis saint Hilarion célébra la Liturgie au moment opportun, reçut la sainte communion, et donna les Saints Dons aux frères.

Lorsque l'higoumène de la Grande Laure entendit qu'un office avait été célébré par un prêtre inconnu dans une langue autre que le grec, il fut furieux et ordonna à son intendant et à plusieurs de ses moines de chasser les étrangers loin de la propriété du monastère. Mais saint Hilarion répondit à l'intendant en grec et demanda la permission de passer la nuit dans l'église, promettant de partir dès le matin.

Cette nuit-là la Mère de Dieu apparut à l'higoumène de la laure dans une vision. Elle se tint au pied de son lit et le menaça, disant: "insensé! Qu'est-ce qui t'a poussé à chasser ces étrangers, qui ont quitté leur pays pour l'amour de mon Fils et mon Dieu? Pourquoi as-tu rompu le commandement de recevoir et de montrer de la miséricorde envers les étrangers et les pauvres? Ne sais-tu pas qu'il y a de nombreuses personnes vivant sur cette montagne qui parlent la même langue qu'eux? Ils louent  également Dieu ici. Celui qui ne les reçoit pas est mon ennemi, mon Fils m'a confié la tâche de les protéger et de veiller à ce que leur foi orthodoxe ne soit pas ébranlée. Ils croient en mon Fils et ont été baptisés en Son Nom! "Le lendemain, le staretz tomba à genoux devant saint Hilarion, demanda pardon pour son impertinence, et lui demanda de rester au monastère. Saint Hilarion consola le staretz et décida de rester.

Saint Hilarion passa cinq ans sur le Mont Olympe, puis il se rendit de nouveau à Constantinople, pour vénérer la Croix vivifiante de notre Seigneur. De là, il se rendit à Rome pour vénérer les tombes des saints Apôtres Pierre et Paul. Sur le chemin de Rome, par ses prières un homme paralysé fut guéri.

Après avoir passé deux ans à Rome, saint Hilarion repartit pour Constantinople. En chemin, dans la ville de Thessalonique, le bienheureux Hilarion s'arrêta pour se reposer dans la maison du préfet. Quand il arriva, une servante portait un garçon paralysé de la maison de quatorze ans, et elle le couchait au soleil. Le saint demanda à la femme de l'eau, et quand elle alla la chercher, il bénit l'enfant du signe de la croix et le guérit. Immédiatement, le garçon courut vers sa mère, et saint Hilarion quitta rapidement cet endroit.

Mais le préfet, père du garçon, avait été témoin du miracle, et il ordonna que le thaumaturge soit retrouvé. Quand il fut amené devant lui, le préfet demanda a saint Hilarion de rester à Thessalonique et de choisir lui-même un lieu pour continuer ses œuvres miraculeuses. Reconnaissant le préfet comme un homme aimant vraiment Dieu, le saint entendit sa prière et décida de rester. Le préfet construisit une église à l'endroit qu'Hilarion avait choisi, et avant longtemps, la ville entière avait entendu parler de saint Hilarion et de ses miracles.

Saint Hilarion passa le reste de ses jours à Thessalonique. Quand le Seigneur lui fit connaître le jour de son repos, il appela le préfet, le remercia et lui  ordonna d'aimer les moines et tous ceux qui souffraient et d'être juste et miséricordieux.

Le saint reposa en Christ le novembre 875, et le préfet triste, prépara un sanctuaire de marbre pour lui. Ceux qui étaient malades et qui approchaient la tombe de saint Hilarion avec foi étaient guéris de leurs infirmités.

Le préfet et l'archevêque de Thessalonique informèrent l'empereur byzantin Basile le Macédonien (867-886) des miracles qui avaient lieu sur la tombe du saint père. L'empereur, à son tour informa les moines qui venaient à lui du Mont Olympe, parmi lesquels se trouvait le staretz qui un jour avait essayé de chasser saint Hilarion hors de l'église. L'empereur Basile fut intrigué par les disciples et compatriotes de saint Hilarion par les récits de miracles d'Hilarion. Les trois disciples de saint Hilarion lui furent présentés, et l'empereur fut si frappé par leur sainteté qu'il les envoya au patriarche de Constantinople pour recevoir sa bénédiction. Reconnaissant immédiatement que les trois startsy étaient remplis de la faveur divine, le patriarche conseilla à l'empereur de leur conférer de grands honneurs.

En réponse, l'empereur Basile invita les startsy à choisir pour eux-mêmes et leurs compatriotes l'un des monastères de Constantinople et de se l'approprier. Les pères déclinèrent gracieusement la proposition parce qu'ils ne voulaient pas vivre dans la cité populeuse. Au lieu de cela, les moines demandèrent à l'empereur de construire des cellules pour eux en dehors de la capitale. Alors l'empereur Basile construisitt une grande église dédiée aux saints apôtres dans un endroit que les pères géorgiens avaient choisi dans un certain ravin, où une source d'eau froide coulait de dessous une petite colline, et il y creusa une cellule pour lui-même. Le monastère fut appelé "Romana", d'après le nom du ruisseau voisin.

Plus tard, l'empereur envoya ses deux fils, Leon [1] et Alexandre, pour y être elevés par les saints pères.

L'empereur Basile chercha à enterrer les reliques saintes de saint Hilarion dans la capitale, mais les gens de Thessalonique ne permettaient pas aux reliques d'être enlevées. En fin de compte, il futt nécessaire que les envoyés de l'empereur cachent le sanctuaire sacré et le ramènent à Constantinople en secret. L'empereur, le patriarche, et toutes les personnes accueillirent l'arrivée des reliques de saint Hilarion avec des hymnes et des prières glorieuses.

Avant le caveau spécial n'ait été construit, l'empereur garda les saintes reliques de saint-Hilarion dans sa propre chambre. Trois nuits après les reliques que soient arrivées, Basile fut réveillé pour un parfum inhabituel. Personne dans la cour ne put découvrir en découvrir la source. Quand l'empereur s'assoupit de nouveau, saint Hilarion lui apparut en vêtements liturgiques et lui dit: " Tu as fait une bonne action en préparant un refuge pour mes restes. Mais le doux parfum que tu sens a été acquis dans le désert, pas dans la ville. Par conséquent, si tu désires recevoir les bénédictions divines dans leur intégralité, emmène-moi dans le désert! "

L'empereur rapporta ce merveilleux tour des événements au patriarche et aupréfet, et avec leur consentement, il apporta les saintes reliques de saint Hilarion au monastère de Romana.

Par les prières de notre Père saint Hilarion, Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Lives of the Georgian Saints
de
l'Archiprêtre Zakaria Machitadze
in

jeudi 30 novembre 2017

MEGALOMARTYR MICHEL (MIKAEL-GOBRON) ET SES 133 SOLDATS(† 914)




Mémoire le 17/30 novembre

En l'an 914, un certain prince du nom de Michel (Mikael-Gobron) s'est distingué dans une bataille contre les envahisseurs arabes musulmans. Après avoir capturé la forteresse de Kvelistsikhe dans le sud de la Géorgie, les musulmans emmenèrent  en captivité ceux qui étaient restés en vie, et le prince Gobron était parmi eux. Profondément impressionné par le courage de ce soldat géorgien, l'émir Abu al-Qasim ordonna à son armée de le traiter avec respect.

Le roi Adarnerse envoya à Abou al-Qasim une grosse somme d'argent comme rançon pour son peuple, et certains furent libérés. Gobron, cependant, n'était pas parmi eux. Le prince géorgien savait clairement ce que l'avenir apporterait, et il se préparait à subir le martyre pour l'amour du Christ.

Les Sarrasins escortèrent Gobron et 133 soldats géorgiens vers leur exécution. Abou al-Qasim tenta le prince fidèle en lui offrant la gloire terrestre et l'honneur en échange de son renoncement à la foi chrétienne. Mais saint Gobron refusa fermement toutes ses offres. Ensuite, le furieux Abou al-Qasim ordonna qu'il soit amené dans la cour et montré à ses compatriotes vaincus d'un côté et la richesse promise de l'autre. Lorsque l'émir demanda habilement ce qu'il choisirait, Gobron répondit: "Je te l'ai dit dès le début même que je n'abandonnerai pas le Christ mon Seigneur!"

Ensuite, l'émir conçut une nouvelle épreuve plus cruelle: "Il ne connaît pas la douleur de la mort. Amenez-le à l'extérieur et exécutez tous les chrétiens vivants sous ses yeux! " ordonna-t-il.

Ils conduisirent le saint au milieu de ses frères et procédèrent à l'exécution de chacun d'entre eux. Le sang des morts jaillissait autour de Gobron dans tous les sens, et les corps flasques des martyrs s'effondraient à ses pieds, mais aucune de ces horreurs ne pouvait briser sa volonté.

Puis ils l'obligèrent à baisser la tête et brandissant leurs épées au-dessus de lui par deux fois. Le Prince Gobron traça une croix sur son front avec le sang et dit: "Je te rends grâces, Seigneur Jésus-Christ, que tu m'aies jugé digne, moi le plus méprisable et le chef des pécheurs, de donner ma vie par amour pour toi"

Encore une fois ils amenèrent saint Gobron devant l'émir. Pour la dernière fois Abou al-Qasim essaya de l'inciter à apostasier, mais le saint, dégoulinant de sang, déclara: «Fais comme tu le veux. Je suis chrétien et je n'abandonnerai jamais le Nom de mon Christ! "

Ayant perdu toute patience, Abou al-Qasim ordonna que la tête de saint Gobron soit coupée et jetée avec les autres corps mutilés. Puis, ils creusèrent trois grands trous, y jetèrent les reliques des martyrs, emplirent les trous avec de la terre, et interdirent à tous les chrétiens d'approcher cet endroit. La nuit, les tombes brillaient mêmement d'une lumière divine visible pour les croyants et les non-croyants.

En donnant leur vie pour le Christ, le valeureux prince Michel-Gobron et les 133 martyrs furent comptés parmi les saints de l'Eglise Apostolique Géorgienne. Le jour de leur commémoration fut fixé au 17 novembre, jour de leur martyre.

Comme un don de guérison qui coule d'une source de grâce, vêtu de la robe du martyre, le victorieux prince Michel et ses compagons d'arme étaient unis à Dieu. Couronnons avec des hymnes de louange celui qui a brillé sur sa nation comme le souverain de l'Eglise géorgienne!

Version française de Claude Lopez-Ginisty 
d'après Archpriest Zakaria Machitadze 
Lives of the Georgian Saints  
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA/2006

jeudi 23 novembre 2017

Saint Mégalomartyr Georges (+303)



Mémoire le 10/23 novembre

Fêté par tout le monde chrétien, le mégalomartyr Georges fut mis à mort par l'empereur Dioclétien en l'an 303. Le saint martyr est légitimement considéré comme l'intercesseur de tous les chrétiens et le saint patron de beaucoup d'entre eux. Il jouit d'une grande vénération du peuple géorgien puisqu'il est considéré comme le protecteur particulier de sa nation.Des récits historiques décrivent souvent l'apparition de saint Georges parmi les soldats géorgiens lors de batailles.
La majorité des églises géorgiennes (et dans les villages plus spécialement) furent construites en son honneur, et ainsi, chaque jour il y a une fête du mégalomartyr Georges quelque part en Géorgie. Les diverses commémorations quotidiennes sont liées à une des églises érigées en son nom, ou à une icône, ou à un miracle particulier qu'il accomplit.
Le 10 novembre marque le jour où saint Georges fut torturé sur la roue. Selon la Tradition,ce jour de commémoration fut établi par sainte Nina égale-aux-apôtres, illuminatrice de la Géorgie. Sainte Nina était parente de saint Georges le Tropéophore. Elle le vénérait profondément, et elle enseigna au peuple qu'elle avait converti au christianisme, à le chérir comme son protecteur particulier.

Le sot empereur Dioclétien désirait ta mort, ô Georges qui endura de nombreuses tribulations, et comme un loup vorace, il était assoiffé de ton sang. C'est pourquoi il ordonna que tu sois torturé sur la roue d'un char à bœufs, et puni par de terribles tourments. Mais tu supportas tout avec l'aide du Seigneur, et avec grand amour, tu appelas triomphalement Dieu à ta rescousse. Alléluia!

Version française de Claude Lopez-Ginisty 
d'après Archpriest Zakaria Machitadze 
Lives of the Georgian Saints  
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA/2006